Publié le 9 février 2021 - Mis à jour le
Atmo Normandie a mis en place un Observatoire régional des retombées atmosphériques qui sert de cadre à la surveillance des retombées sur différents secteurs de Normandie. Son objectif consiste à harmoniser les méthodes employées, mutualiser les moyens et favoriser l’accès et l’interprétation des résultats par le public.
La surveillance des retombées atmosphériques dans la zone industrielle (ZI) de Rouen et ses environs
Atmo Normandie surveille les retombées atmosphériques dans la ZI de Rouen et ses alentours. En effet, sur ce secteur, quatre industriels sont soumis réglementairement à une surveillance :
- L’unité de valorisation énergétique Vesta (Grand-Quevilly) ;
- L’incinérateur de la station d’épuration des eaux usées Emeraude (Le Petit-Quevilly) ;
- L’usine Triadis services de traitement de déchets dangereux (Rouen).
- La fonderie d’alliages cuivreux Inoxyda (Le Petit-Quevilly)
Plusieurs polluants surveillés : dioxines/furanes (PCDD/F), métaux et polychlorobiphényles (PCB)
Le suivi concerne principalement les retombées de métaux, de PCDD/F et de PCB. Les dépôts atmosphériques, plus communément nommés « retombées atmosphériques » ou plus simplement « retombées », peuvent s’évaluer de deux façons différentes. La première est la mesure du flux de dépôts atmosphériques secs (particulaires) et humides (gazeux et particulaires). Cette mesure s’effectue à l’aide de jauges, récipient collectant les eaux de pluies et les dépôts de particules. La seconde est une méthode bioindicatrice réalisée avec les végétaux. Il s’agit d’une mesure d’une quantité de polluant par unité de matière sèche du végétal utilisé. Dans le cadre des études d’Atmo Normandie, ce sont généralement des lichens qui sont utilisés. Atmo Normandie alterne sur ce secteur l’utilisation de ces deux méthodes une année sur deux.
En 2025, Atmo Normandie utilise des jauges de dépôt. En complément, l’association échantillonne trois points de suivi par bioindication (lichens) sur Petit-Quevilly. En effet, une étude exploratoire menée en 2024 sur les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les lichens, avait montré des teneurs particulièrement élevées sur l’un des trois sites étudiés. Cette étude avait mis en évidence, des niveaux nettement supérieurs à ceux observés sur le reste du réseau régional. Ces nouveaux prélèvements permettent de suivre ce site.
Le contexte de la surveillance réalisée par Atmo Normandie, les méthodes mises en œuvre, les zones de prélèvement, les modalités d’interprétation des résultats et les limites associées sont décrits dans un document à part intitulé "Rapport de cadrage". Ce document est complémentaire de la synthèse des résultats produite chaque année.