Sur le secteur de Guichainville (Eure), un suivi des retombées atmosphériques est mis en place autour de l’unité de valorisation énergétique (UVE) d’Ecoval depuis l’an 2000. En 2025, le site de Miserey connaît des niveaux de pollution légèrement élevés (au-dessus de la médiane régionale) en dioxines/furanes. On retrouve le même phénomène pour deux métaux, le cadmium et le cuivre, à Guichainville. Aucun des autres polluants surveillés ne montre de valeurs élevées.
Depuis l’an 2000, un suivi des retombées atmosphériques est mis en place autour de l’unité de valorisation énergétique (UVE) d’Ecoval, sur le secteur de Guichainville, dans l’Eure (27). Ce suivi porte sur plusieurs polluants : les dioxines/furanes et les métaux dans les retombées atmosphériques ainsi que les métaux dans l’air ambiant. Depuis 2023, les polychlorobiphényles (PCB) sont également mesurés dans les retombées.

Résultats : des valeurs faibles de polluants
Dioxines/furanes et le site « Miserey »
Seul le site de Miserey présente une valeur légèrement élevée en dioxines/furanes. Une piste d’explication pourrait être une origine locale telle que le chauffage au bois, le brûlage de déchets verts, ou encore, des travaux aux alentours. Une autre possibilité serait une source plus éloignée sous un vent différent de celui en provenance d’Ecoval.
Métaux et le site « Buisson Garambourg » à Guichainville
Une petite augmentation du cadmium et du cuivre est constatée sur le site de Guichainville nommé « Buisson Garambourg ». Cette augmentation est, elle aussi, légère au regard des valeurs repères régionales. Parmi les pistes d’explication, on ne peut exclure l’émetteur Ecoval du fait des vents dominants en provenance de l’UVE. Cependant, d’autres origines sont possibles telles que le chauffage, des travaux aux alentours ou encore, les émissions de véhicules ou d’engins agricoles.
Aucune valeur élevée en polychlorobiphényles (PCB)
En 2025, les niveaux de pollution par les PCB aux alentours de l’UVE Ecoval sont inférieurs aux valeurs repères régionales. C’était déjà le cas sur les années précédentes. Les maximums sont observés à Miserey. Ils restent cependant inférieurs aux valeurs repères régionales.